L’hypersensibilité est une richesse… mais elle peut aussi devenir un véritable défi au quotidien lorsqu’elle n’est pas comprise.
Beaucoup de femmes hypersensibles ressentent un manque de confiance en elles, une difficulté à prendre leur place et à s’affirmer pleinement.
Mais pourquoi ce lien entre hypersensibilité et manque de confiance en soi est-il si fréquent ?
Une perception du monde plus intense
Le premier point est que les femmes hypersensibles perçoivent leur environnement avec une grande finesse. Elles captent les émotions, les énergies, les ambiances, les non-dits. Et parfois sans s’en rendre compte. Ce qui peut créer beaucoup de fatigue voire d’épuisement.
Cette sensibilité accrue peut ainsi rapidement apporter une hypervigilance.
Je vous invite à venir observer comment vous vous sentez à la suite d’un repas de famille par exemple ou des fêtes de fin d’année où les rassemblements sont de mise… 😉
Et en plus de tout ressentir, les femmes hypersensibles ont cette capacité de savoir, toujours de manière inconsciente le plus souvent, comment se comporter face aux différentes personnes et donc elles se suradaptent en permanence…
Une tendance à se suradapter
Cette tendance à se suradapter est en lien avec l’empathie des femmes hypersensibles déjà très développée de manière innée. En effet, elles savent, elles ressentent exactement comment se comporter avec telle ou telle personne autrement dit elles ont cette facilité à se synchroniser avec l’autre, se synchroniser à son énergie, à sa façon d’être.
En plus de cette capacité innée, la société, l’éducation enferment bien souvent les femmes à être lisses, à éviter les conflits, à s’adapter aux attentes des autres, à faire passer les besoins des autres avant les leurs.
Résultat : elles se suradaptent en permanence aux autres et s’éloignent progressivement d’elles-mêmes. Elles ne savent plus vraiment qui elles sont, elles se perdent dans tous les masques qu’elles peuvent porter, dans tous les rôles qu’elles ont.
Cette suradaptation qui est une véritable force de l’hypersensibilité peut, si elle n’est pas conscientisée, nous enfermer dans des masques et perdre de vue notre individuation, notre réelle personnalité, nos réelles envies et le sens de notre vie.
Et à force de se perdre, on perd cette capacité de confiance en soi. Puisqu’à force « jouer » au caméléon, on ne sait plus qui l’on est vraiment, quelles sont nos potentielles, nos forces, nos ressources intérieures.
Un vécu émotionnel souvent minimisé
L’une des caractéristique la plus connue de l’hypersensibilité est le fait de ressentir intensémment, d’être touchée, de vivre vivement les émotions. Ce point n’est évidemment pas du tout valorisé dans la société car considéré comme faible et vulnérable.
Donc encore une fois, les femmes hypersensibles s’adaptent, se perdent dans cette attente de « gérer ses émotions ». Elles renferment, se cachent, contiennent cette partie d’elle-même vivante et puissante.
Beaucoup de femmes hypersensibles ont en effet entendu, dès l’enfance :
- “Tu es trop sensible”
- “Tu exagères”
- “Arrête de pleurer”
- « Tu es trop timide »
Ces messages peuvent ainsi créer des croyances profondes : “Ce que je ressens n’est pas légitime », « je suis faible », « je suis nulle », « je suis trop », « je ne suis pas assez forte »…
Et donc grandir avec ces croyances affectent fortement la confiance en soi et en ses propres ressentis.
Dans mes accompagnements des femmes hypersensibles, l’une de mes premières paroles est de leur dire qu’elles ont le droit de ressentir. Ressentir pleinement ces émotions, c’est être vivante ! Je te partage dans cet article, comment la sophrologie peut accompagner les personnes hypersensibles, grâce à la reconnexion à ses sensations, à ses émotions.
Une peur du jugement très présente
Parce qu’elles perçoivent finement les réactions des autres, les femmes hypersensibles développent souvent une forte peur du jugement.
En effet, le fait de ressentir les énergies, les émotions et en même temps d’avoir cette capacité d’observer pleinement l’environnement (que ce soit au niveau visuel, auditif, …) engendre une capacité à ressentir l’autre et notamment ses réactions. Et comme le cerveau d’une femme hypersensible va vite au niveau de ses pensées et qu’elle a cette capacité de remise en question personnelle, elle va très souvent interpréter les réactions des personnes contre elle.
Par exemple, lors d’une sortie quelconque, tu vas croiser une connaissance. Cette connaissance va te dire bonjour d’une manière très rapide (car peut-être que cette personne est pressée, peut-être qu’elle est fatiguée, peut-être qu’elle n’a pas envie de parler…). Et toi, tu vas très vite te raconter que si elle ne te dit pas bonjour, c’est parce qu’il s’est passé ça avec toi. En gros, tu vas te remettre en question, prendre tout personnellement et te sentir rejetée alors que ce n’est pas du tout la réalité. (Je t’invite à lire mon article sur les Accords Toltèques qui m’a beaucoup aidé à stopper les interprétations).
Ainsi, les femmes hypersensibles, pour limiter cette sensation du jugement et du rejet vont éviter de se montrer pleinement, hésiter à s’exprimer de façon spontanée et se remettre constamment en question.
👉 Cette autocensure freine forcément leur confiance et leur capacité à prendre leur place.
Une exigence intérieure élevée
Les femmes hypersensibles ont souvent une grande profondeur intérieure… mais aussi une forte exigence envers elles-mêmes.
Être hypersensible c’est avoir un mental qui va vite, avec une pensée en arborescence, avec des pensées qui popent (j’aime bien l’image du pop corn utilitée par Fabrice Midal). Comme elles ont conscience du moindre détail, elles développent une grande exigence et un fort perfectionnisme.
Ce qui peut d’une part les épuiser et limiter leur confiance en elles.
Elles peuvent vouloir “bien faire” en permanence. Elles vont se juger durement et en même temps avoir peur de l’échec.
Cette pression interne alimente le manque de confiance :
👉 “Je ne suis jamais assez.” « Je n’y arriverai jamais ». Etc.
Tous ces points, s’ils ne sont pas conscientisés, affectent fortement la confiance en soi et l’estime de soi.
Puisque je me suradapte, puisque j’interprête, puisqu’on me dit que je suis « trop », puisque je ne suis jamais assez bien… Et bien, je ne suis plus vraiment qui je suis et n’ai pas conscience de ma valeur et de mon potentiel.
Et pourtant… une force immense à révéler
L’hypersensibilité est tellement loin d’être une faiblesse, comme beaucoup le pensent. Même si en effet, être hypersensible est parfois fatigant, épuisant. Et pourtant, lorsqu’elles est comprise et apprivoisée, c’est une réelle force.
Pour cela, le chemin à mener est de reconnecter à soi, pas à pas. D’appréhender son hypersensibilité, de connaître ses besoins, de respecter ses besoins, d’enlever petit à petit les masques que l’on porte, de sortir des croyances limitantes, de se relier à ses envies et ce qui vibre à l’intérieur de soi.
J’ai moi-même réalisé ce chemin de reconnexion à moi et tout a changé !
Je suis sortie de ces croyances qui m’enfermaient, j’ai pris conscience de ma valeur, de mes ressources intérieures, je sais reconnaître mes pensées lorsqu’elles s’emballent et les stoper pour revenir dans la présence et dans la sécurité du moment. J’ai pu trouver la voie professionnelle qui me correspond et qui est pleinement alignée avec qui je suis. Je me suis reconnectée à mon intuition, à mes sens et à une spiritualité incarnée et vibrante.
C’est un réelle chemin de retour à soi.
En conclusion
Si vous êtes une femme hypersensible et que vous manquez de confiance en vous, ce n’est pas un hasard.
C’est souvent le résultat d’un décalage entre votre richesse intérieure… et la manière dont vous avez appris à vous adapter au monde.
La bonne nouvelle ?
👉 Il est possible de transformer cette sensibilité en force, et de retrouver votre place avec confiance, sens et alignement.