Femme à lunettes tenant ses cheveux devant un tissu floral

La rentrée scolaire pour les mamans hypersensibles : quand le tsunami émotionnel débarque

Ça y est, la rentrée scolaire est passée.

Sur le papier, tout est rentré dans l’ordre : les enfants ont retrouvé le chemin de l’école, les cartables sont posés dans l’entrée, les fournitures sont enfin étiquetées (enfin à peu près 😅) et, peu à peu, la routine va pouvoir reprendre sa place.

Mais alors… quelle intensité !

Entre la préparation de la rentrée, les changements de rythme, les nouvelles classes, les nouveaux enseignants, les appréhensions, les pleurs, les décharges émotionnelles des enfants et, bien sûr, toute la charge mentale qui accompagne cette période (remplir les papiers, penser aux inscriptions, gérer les activités, les rendez-vous, les vêtements, les repas, les horaires… 😖)

Il y a de quoi avoir l’impression d’avoir traversé un véritable marathon émotionnel.

Et si tu es une maman hypersensible, tu as certainement cette sensation encore plus fortement.

Toi aussi, tu as l’impression de vivre un tsunami émotionnel à chaque rentrée ?

L’hypersensibilité et la rentrée scolaire : un combo explosif

Pour rappel — car si tu lis cet article, c’est probablement que tu t’intéresses déjà à cette thématique ☺️ — l’hypersensibilité regroupe plusieurs choses (et pas uniquement l’émotionnel).

Être hypersensible, c’est ressentir les émotions avec beaucoup d’intensité, être particulièrement sensible à l’ambiance et aux émotions des personnes qui nous entourent, avoir un mental qui analyse énormément les situations, mais aussi être plus sensible à son environnement : les bruits, les odeurs, la lumière, les sollicitations…

Et tu l’auras compris : hypersensibilité + rentrée scolaire + surstimulation = combo gagnant !

Hypersensible ?
et si tu apprenais
à renouer avec cette puissance

En totale autonomie !

7 séances de sophrologie
+ livret d’exploration
+ pratiques psycho-corporelles

Retrouver du calme intérieur, de la sécurité intérieure et reconnaître tes capacités extraordinaires !

La rentrée concentre en quelques jours énormément de changements et de sollicitations.Pour nos enfants, bien sûr. Mais aussi pour nous.

Il faut s’adapter à un nouveau rythme, anticiper, organiser, rassurer, écouter, accompagner. Et lorsqu’un enfant rentre de l’école avec une énorme décharge émotionnelle, il peut être difficile de ne pas absorber, soi aussi, toute cette intensité.

Un simple « Comment s’est passée ta journée ? » peut parfois se transformer en crise de larmes, en colère, en silence ou en une succession de « je veux pas », « j’aime pas l’école », « je veux rentrer à la maison ».

Et toi, au milieu de tout ça, tu essaies de rester calme. Alors qu’intérieurement, tu es peut-être déjà au bord de la saturation.

Quand les émotions des enfants deviennent les nôtres

L’un des aspects qui peut être particulièrement déstabilisant lorsqu’on est une maman hypersensible, c’est cette impression de ressentir très fort ce que vit son enfant.

Il est triste ? Tu ressens sa tristesse. Il est anxieux ? Son anxiété résonne en toi. Il pleure devant l’école ? Ton cœur se serre.

Il te raconte une difficulté vécue dans la journée ? Ton mental se met immédiatement à analyser la situation sous tous les angles.
« Est-ce qu’il va bien ? »
« Est-ce qu’il se sent à sa place ? »
« Est-ce que j’ai fait ce qu’il fallait ? »
« Est-ce que j’aurais dû lui dire autre chose ? »

Et parfois, la journée est terminée depuis plusieurs heures… mais ton cerveau, lui, continue de tourner avec son lot d’émotions !

C’est là que la charge mentale et la charge émotionnelle se mélangent.
Tu ne portes plus seulement les tâches à accomplir, tu portes aussi les émotions de toute la famille.

Et si tu arrêtais de te demander si tu en fais assez ?

Lorsque l’on est hypersensible, on peut facilement tomber dans le piège du « je dois faire les choses parfaitement ». Parce que oui, très souvent, dans l’hypersensibilité, il y a de l’exigeance et du perfectionnisme.

Être une bonne maman.
Être disponible, trouver les bons mots.
Anticiper les difficultés.
Préparer les enfants au changement, les accompagner dans leurs émotions.
Ne rien oublier.

Et surtout… être forte !

Mais soyons honnêtes : la rentrée n’est pas une période où il faut viser la perfection.

C’est une période de transition. Et une transition demande de l’énergie.

Donc oui, tu as le droit d’être fatiguée, tu as le droit de trouver cette période éprouvante, tu as le droit d’avoir besoin de calme. Tu as même le droit de ne pas être la maman parfaitement zen qui accueille chaque crise avec une respiration profonde et une phrase bienveillante. (Comme on nous le dicte dans les livres d’éducation positive !)

Tu es humaine. Tu as le droit, toi aussi, de lâcher tes émotions et ce trop plein !
Et ton système nerveux a lui aussi ses limites.

Quelques clés pour traverser la rentrée avec plus de douceur

1. Identifier tes propres signes de surcharge

Avant même d’arriver au point de saturation, observe ce qui se passe dans ton corps.
Est-ce que tu deviens plus irritable ?
Est-ce que le bruit devient insupportable ?
Est-ce que tu as besoin de t’isoler ?
Est-ce que tu as l’impression que ton cerveau n’arrive plus à réfléchir correctement ?
Est-ce que tout devient « trop » ?

Ces signaux sont précieux. Ils ne signifient pas que tu es une mauvaise mère.
Ils indiquent simplement que tu as besoin de ralentir et de récupérer.
En tant qu’hypersensible, connaître son fonctionnement et ses besoins est essentiel !

2. Créer des sas de décompression

Après une journée intense, ton enfant a peut-être besoin de décharger ses émotions. Et toi aussi !

Quelques minutes de silence dans la voiture, une douche, une promenade seule, quelques respirations, une tasse de thé sans téléphone ou simplement le fait de t’asseoir quelques instants peuvent faire une vraie différence.

L’objectif n’est pas de supprimer les émotions. C’est de créer un espace pour qu’elles puissent redescendre.

3. Faire moins, volontairement

La rentrée donne souvent envie de tout remettre en place immédiatement : les activités extrascolaires, les rendez-vous, les sorties, les repas parfaitement organisés…

Mais est-ce vraiment nécessaire de tout faire dès maintenant ?
Peut-être que certaines choses peuvent attendre.

Faire moins n’est pas abandonner.C’est parfois choisir consciemment de préserver son énergie.

4. T’offrir le même niveau de bienveillance qu’à tes enfants

Tu conseillerais probablement à ton enfant de se reposer lorsqu’il est fatigué.
Tu lui dirais qu’il a le droit de pleurer.
Tu lui rappellerais qu’il n’a pas besoin d’être parfait.

Alors pourquoi t’imposes-tu parfois exactement l’inverse ?
Tu as, toi aussi, besoin de sécurité, de repos, de douceur et de temps pour retrouver ton équilibre.

N’hésite pas également à pratiquer la sophrologie (tu peux trouver des séances en ligne ). Cette pratique est idéale pour relâcher les tensions mentales, physiques et émotionnelles.

La rentrée ne doit pas être parfaitement vécue

Peut-être que cette rentrée a été chaotique.
Peut-être qu’il y a eu des pleurs, des cris, des doutes, des oublis et des moments où tu t’es demandé comment tu allais réussir à tenir jusqu’aux prochaines vacances.
Il est essentiel de sortir de l’attente de la rentrée parfaite !

L’hypersensibilité n’est pas un défaut à corriger pour devenir une maman plus « résistante ». C’est une manière particulière de ressentir et de percevoir le monde, avec ses forces et ses défis.

L’enjeu n’est donc peut-être pas d’apprendre à moins ressentir. Mais plutôt d’apprendre à mieux reconnaître ce qui se passe en toi, à respecter tes limites et à créer suffisamment d’espace pour ne pas te retrouver constamment en surcharge.

Alors, maintenant que la rentrée est passée, peut-être peux-tu souffler.

Poser ton sac, toi aussi.

Et te rappeler une chose essentielle :

Tu n’as pas besoin d’être une maman parfaitement zen pour être une maman suffisamment bonne.

Tu as simplement besoin d’être toi, avec tes émotions, ta sensibilité, tes limites… et le droit de prendre soin de toi aussi.
Parce qu’une maman hypersensible qui apprend à s’écouter ne devient pas moins disponible pour ses enfants, elle leur montre aussi qu’il est possible de prendre soin de soi, d’accueillir ses émotions et de respecter ses propres besoins.

Et finalement, c’est peut-être l’un des plus beaux apprentissages que l’on puisse transmettre.

Image de Céline Caille
Céline Caille

Sophrologue, Accompagnante
psycho-corporelle & énergétique

Ces articles pourraient aussi vous intéresser
Pour recevoir
les dernières actualités et ressources